Identifiez les interfaces, et optimisez-les !

Identifiez les interfaces, et optimisez-les !

Les interfaces sont au cœur du management des projets et souvent une des clefs de leur réussite, mais qu’est-ce que c’est au juste, une interface ?

Deux choses sont en interfaces si elles ont une partie commune et de ce fait des interactions. Ces interactions, dans un planning, peuvent retarder le projet ou générer un surcoût, et sur un chantier elles augmentent les risques d’accidents. D’où l’intérêt de les détecter et de les gérer afin de limiter leur impact.

Tant qu’elle n’est pas réalisée, une interface reste un risque. De ce fait, elle se gère comme un risque, plus précisément comme un risque qualitatif. C’est-à-dire que l’interface doit être identifiée, classée, priorisée, traitée et enfin capitalisée.

Le sujet, c’est les interfaces qui concernent le « travail », autrement dit, il s’agit d’identifier les interfaces générées par le travail dans le cadre d’un projet. Dans la méthode WBS 3D, le travail se compose des arborescences Zones, de Produits et d’Activités, et il a trois dimensions. Sachant que le planning d’un projet n’est autre que l’expression du travail dans le temps.

Tout a trois dimensions dans le travail, et même les interfaces. Il existe des interfaces de nature:

  • Zones (géographiques, co-activité), quand deux tâches ont lieu au même endroit ;
  • Produits (physiques), par exemple : j’installe le transformateur puis je branche les câbles dessus ;
  • Activités (logiques, temporelles), par exemple : je prépare le terrain puis je le terrasse, deux actions s’enchainement ou sont en recouvrement.

Bien évidemment, pour que deux tâches soient en interfaces il faut qu’elles aient lieu en même temps. Mais toutes les tâches qui ont lieu en même temps ne sont pas en interface…

Le modèle WBS 3D représente le WBS d’un projet, quel qu’il soit, par un cube. Et les axes de ce cube sont gradués par les arborescences Activités, Produits et Zones. Alors il est possible de calculer les distances entre les tâches à l’intérieur du cube WBS, simplement en appliquant la formule de la norme d’un vecteur 3D. Plus cette distance est faible, plus les plus tâches sont en interface. Et la composante élémentaire du travail (Activité, Produit, ou Zone) la plus faible indique la nature de l’interface – les interfaces sont de nature Zones, Produits ou Activités. Les interfaces sont avérées si les tâches ont lieu en même temps.

L’organisation joue aussi un rôle dans l’évaluation d’une interface. En effet, lorsque deux tâches sont en interfaces, plus leur organisation est de nature différente plus il est compliqué de gérer cette interface. Par exemple, un électricien et un électronicien peuvent travailler ensemble plus facilement qu’un électricien et un génie civiliste.

A noter que les interfaces ont aussi une durée (de recouvrement) et se produisent à une certaine date.

On voit qu’avec la méthode WBS 3D, il est possible d’identifier mathématiquement et donc informatiquement et automatiquement les interfaces d’un projet, c’est-à-dire de dresser la liste des risques liés au planning. On peut aussi optimiser le planning pour limiter ces interfaces…

Le WBS 3D est la seule méthode qui permette d’identifier les interfaces, et ce n’est qu’un de ses aspects innovants.

Pour en savoir plus : http://3d-wbs.blogspot.fr/2011/12/part-22-interfaces-identification.html

Jean-Yves Moine

http://cubixpm.fr

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