Interview de Jean-Sébastien Mancebo, web-entrepreneur

Interview de Jean-Sébastien Mancebo, web-entrepreneur

Claire Cornic : Bonjour Jean-Sébastien, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Jean-Sébastien Mancebo : Bonjour Claire, j’ai 28 ans j’ai obtenu un diplôme d’ingénieur généraliste orienté entrepreneuriat et conception mécanique. Après deux ans dans l’industrie automobile, j’ai voulu monter ma boîte.  Après avoir testé plusieurs idées dont une en Afrique en lien avec la microfinance, j’ai repris le blog familial qui parlait d’ébénisterie, il s’agit de joliscopeaux.com. C’était plus concret que la finance. Aujourd’hui je dirige l’entreprise familiale et cela me passionne vraiment.

Claire Cornic : Parlez-nous de la genèse et de la gestion de joliscopeaux.com ?
Jean-Sébastien Mancebo
: A la genèse, joliscopeaux.com était un blog pour les passionnés d’ébénisterie, aujourd’hui c’est plus un site de vente sur le même sujet. Je n’ai pas lancé l’idée ni le concept from scratch. J’ai en revanche repris une création originale qui existait déjà avec un certain potentiel et j’ai essayé de le valoriser à partir de là. Techniquement, je n’ai aucun employé mais uniquement des prestataires. C’est un choix personnel qui me permet beaucoup de mobilité et de travailler n’importe où dans le monde.

Claire Cornic : Quel(s) enseignement(s) tirez-vous de cette expérience sur le site joliscopeaux.com ?
Jean-Sébastien Mancebo : En reprenant Joliscopeaux, j’ai beaucoup hésité à me lancer. Pendant longtemps je me suis demandé si aujourd’hui encore les gens travaillaient encore le bois et je me suis rendu compte que c’était pas vraiment la bonne question à se poser. La bonne question à se poser est « comment raconter une histoire crédible qui va passionner les gens dans le secteur où j’évolue ». A l’Ecole, on nous apprend à faire des études de marché, des analyses et des statistiques, mais peu de profs nous enseignent à nous vendre. Peut-être parce qu’ils ne sont pas eux-mêmes des vendeurs. Mais en sortant d’Ecole, j’ai compris à quel point se vendre était le quotidien de tout le monde. Qu’importe où on se trouve, il faut se rendre indispensable.

Claire Cornic : Parlez-nous de votre vie d’entrepreneur aujourd’hui ?
Jean-Sébastien Mancebo : Actuellement, je gère deux boîtes. La première est Joliscopeaux où il y a deux personnes à temps plein et des perspectives de croissance magnifiques. Et l’autre ozana.com où je fais le marketing digital et chef de projet web qui est également une startup. Au total cela fait une dizaine de personnes à coordonner. Le démarrage de ma journée est toujours le même : prendre un café et parler avec les équipes. Je pose alors deux questions :
– Quel est le prochain objectif qu’on veut atteindre ?
– Quelles actions nous empêchent de l’atteindre ?
Une fois que la liste remplie de problèmes est érigée, je raye toute les tâches qui ne sont pas bloquantes dans l’atteinte de l’objectif. Une fois l’exercice réalisé, je dispatche les tâches par compétences. En général, la montagne mentale qui nous séparait de notre objectif est tout de suite perçue plus petite par les équipes. C’est alors que le travail commence avec une forte dose de motivation. Et généralement il suffit d’une journée pour atteindre l’objectif qu’on s’était fixé. C’est très encourageant pour les équipes qui voient jour après jour que les problèmes sont réglés rapidement. Et d’autre part cela rassure les investisseurs de voir que le travail avance vite et que les équipes sont galvanisées comme au premier jour !

Claire Cornic : Utilisez-vous un logiciel de gestion de projet ou un gestionnaire de tâches et si oui, lequel et pourquoi celui-ci ?
Jean-Sébastien Mancebo :  J’avais l’habitude d’utiliser Trello, mais encore plus indispensable j’utilise un tableau blanc. Je trouve ça magique ! En fait je suis assez visuel dans mon approche et c’est très important de « jeter » mes problèmes autre part que dans un coin de ma tête. Et c’est aussi très motivant de pouvoir lever la tête et voir les problèmes barrés au fur et à mesure de la journée. Il y a un sentiment d’avancement qui motive énormément.

Claire Cornic : Quel(s) conseil(s) donneriez-vous vous à quelqu’un qui souhaite travailler sur le projet de lancement d’un site internet marchand ?
Jean-Sébastien Mancebo : L’erreur que j’ai commise a été de piétiner trop longtemps sans réellement me donner les moyens de réussir avec une solution technique qui tient la route. C’est important de croire en l’avenir et ne pas se laisser scléroser par l’incertitude. Aujourd’hui si je devais recommencer, j’établirais un chiffrage de mes besoins et délèguerais ce que je ne sais ou ne veut pas faire à d’autres plus compétents, pour me focaliser sur mon sweet spot, ce que je fais de mieux et de plus vite que les autres. Il est également primordial de bien choisir sa plateforme de vente. Des solutions de site ecommerce comme celles de 1&1 vous permettent de créer votre boutique en ligne personnalisée et professionnelle.

Claire Cornic : Merci beaucoup Jean-Sébastien pour ces réponses qui sont une source d’inspiration pour ceux qui, comme nous, gèrent des projets web.

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