Interview de Julie Delaire, pour son projet humanitaire en Jordanie

Interview de Julie Delaire, pour son projet humanitaire en Jordanie

Julie Delaire, une jeune femme française de 24 ans, a crée sa propre ONG Dar Al Yasmin pour aider les réfugiés syriens et y intervient bénévolement. Par ailleurs, elle travaille aussi pour une autre ONG MercyCorps, plus ancienne et très active aussi. Cette interview se focalise surtout sur le projet Dar Al Yasmin.


Podcast de l’interview

Vous pouvez écouter l’interview sous forme de Podcast ou bien lire ci-après la retranscription textuelle de l’interview.

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Retranscription texte de l’interview

Claire Cornic : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle interview du http://www.blog-gestion-de-projet.com. Aujourd’hui, je reçois Julie Delaire qui travaille pour l’Association Dar Al Yasmin. Bonjour Julie, est-ce que vous pourriez présenter votre parcours et votre projet humanitaire ?

Julie Delaire : A la fin de mes études, j’ai trouvé un emploi de coordinatrice projet international au sein d’une organisation jordanienne locale qui promeut la liberté des journalistes dans le monde arabe essentiellement. Et puis là récemment, j’ai changé de travail, je travaille aujourd’hui dans une grande association humanitaire qui s’appelle MercyCorps qui est très active en Jordanie, en qualité de responsable projets, donc je travaille aussi dans ma vie active auprès des réfugiés syriens et lorsque je ne suis pas sur mes journées de travail, donc je travaille cinq jours par semaine et le reste du temps, je me rends sur le village toujours en qualité de responsable programme et je travaille cette fois bénévolement pour cette communauté dans le village de Zaatari.

Je suis partie en Jordanie en janvier 2013 dans le cadre de mes études de Master en relations Internationales, c’était une dernière année qu’on passait à l’étranger, moi, j’étais spécialisée dans les politiques du Moyen Orient donc je me suis orientée sur cette destination et puis comme c’était la dernière année de Master, je devais faire un mémoire de fin d’études et j’étais très sensibilisée à la question des réfugiés en Jordanie puisque c’est un pays qui a une histoire avec les réfugiés qui date son indépendance avec des flux énormes, qu’il s’agisse de palestiniens, irakiens ou autres nationalités, j’étais déjà sensibilisée à cette question et bien sûr une fois arrivée en Jordanie, je me suis rendue compte que la question syrienne au niveau de sa dimension humanitaire et de réfugiés internationaux ne venait que de commencer mais qu’elle allait empirer bien rapidement. Les mois ont passé et de fil en aiguille, je me suis retrouvée à fonder une association française de loi 1901 pour venir en aide à une communauté de réfugiés qui vivent dans le village de Zaatari, donc le village situé juste à l’extérieur du camp du même nom, le camp de Zaatari qui est un camp très médiatique et qui du coup, avait tendance à faire un peu de l’ombre aux villages juste à côté.

Claire Cornic : donc au tout début, la genèse du projet, c’est cette sensibilité très forte pour la Jordanie, son Histoire. Alors, pour préparer ce projet, combien de temps il vous a fallu, comment vous vous y êtes prise concrètement, est-ce que vous avez bénéficié d’aides, est-ce que vous avez mis en place une organisation et laquelle, et comment. Comment ?

Julie Delaire : Notre but, au début, ce n’était vraiment pas de s’institutionnaliser en fait, on est arrivé sur le village de Zaatari un peu… on avait repéré un besoin là-bas, on a essayé d’y répondre à notre échelle avec nos petits moyens au début, on s’est rendu compte quand on en parlait autour de nous, cela rencontrait un franc succès, il y avait de plus en plus de personnes qui étaient motivées pour donner, pour s’impliquer dans la vie de ces familles que nous avions rencontrées et au fur à mesure des dons, des envies des gens, il a quand même fallu qu’on mette un cadre autour de tout çà. Notre envie, au début, c’était vraiment d’attirer l’attention des ONG déjà présentes en Jordanie, ce n’était pas de créer la nôtre propre, c’est pour cela qu’on s’est appelé Day Dar Al Yasmin car l’acronyme DAY signifie jour en anglais, donc c’était toute une idée de lumière, d’apporter la lumière sur ces familles qui étaient invisibles, qui passaient sous le radar des grandes organisations. On a bénéficié d’aucune aide d’une organisation ou quoi que ce soit, c’était vraiment une organisation qui fonctionnait comme, on appelle cela une « charity » (=charité) en anglais, c’est-à-dire que ce sont les gens qui avaient le sentiment qu’on était assez proches des familles pour nous faire confiance avec leur argent, pour nous faire confiance avec leurs donations et donc au fur et à mesure, c’est comme cela qu’on s’est établi, on s’est aussi professionnalisé, au fil de nos confrontations avec les besoins des populations, au fur et à mesure de nos confrontations avec les législations jordaniennes, nos contacts avec les grandes ONG que nous cherchions toujours à attirer, voilà, la professionnalisation s’est faite comme cela. On a décidé, au bout d’un moment, pour se protéger tout simplement au niveau légal de devenir une association française de loi 1901 parce que c’est facile de devenir une Association en France donc aujourd’hui on a un groupe de fondateurs dont je fais partie, un bureau administratif, 4 programmes qui sont liés au logement, ou à la distribution de biens, à l’éducation, à la santé et aux loisirs. Chaque programme a un coordinateur et on fonctionne également avec un réseau de plus de 150 bénévoles, qui sont à la fois des bénévoles internationaux résidant en Jordanie et des bénévoles locaux jordaniens mais également syriens.

Claire Cornic : et çà, en combien de temps, vous aviez commencé à quelle date ?

Julie Delaire : On a commencé à se sentir comme un groupe en juillet 2013, là, cela va faire un an, on fête notre anniversaire à la fin du mois et on est devenu une association officiellement en janvier mais cela faisait déjà plusieurs mois qu’on en parlait, il suffisait que quelqu’un rentre en France pour aller faire les papiers, c’est comme cela que cela s’est fait.

Claire Cornic : Donc vous avez réussi à fédérer 150 bénévoles en moins d’un an en fait !

Julie Delaire : Oui, même davantage, mais  je dirais que là aujourd’hui, c’est le nombre avec lequel on circule, après on vit aussi dans un monde d’expatriés, c’est-à-dire qu’il y a des gens qui viennent et qui repartent, ça bouge constamment. Depuis le début, on a bien dû avoir recours à 250 individus.

Claire Cornic : Donc les objectifs au début, c’est par rapport aux programmes dont vous m’avez parlé ?

Julie Delaire : Oui, nos objectifs en fonction des programmes

L’objectif global, c’est d’assister entièrement la population de ce village mais la, on est confronté au fait que c’est un village, comme je l’expliquais, qui est situé en dehors du camp donc c’est un village dont les effectifs augmentent constamment, il y a toujours une entrée de population dans ce village et moins de sorties en comparaison. Par exemple, pour vous donner une échelle, quand on a commencé à juillet, il y avait environ 25 famille, donc environ 150 personnes qui étaient réfugiés syriens dans ce village, aujourd’hui sur la base de données plus de 6000 réfugiés syriens, c’est une croissance énorme en l’espace d’un an donc ça, c’est vraiment notre objectif de continuer à assister le maximum de personnes. Aujourd’hui, on arrive à assister entre 2500 et 3000 personnes, vous voyez, ce n’est que la moitié, pourtant c’est vraiment le résultat d’un an d’efforts multipliés et sans cesse renouvelés. Ensuite, notre objectif aussi au niveau général, c’est de renforcer l’esprit de communauté et çà, je crois qu’on l’a bien réussi, aujourd’hui ces familles nous voient comme un point de contact, comme un noyau à qui ils peuvent s’adresser, adresser leurs problèmes, quand ce n’est pas dans nos cordes de répondre à leurs besoins, ils savent qu’on peut référer leur cas à des grandes organisations. Par exemple, si on tombe sur un cas d’handicap, nous on n’est pas des médecins donc on réfère ça automatiquement. Pareil, quand il y a un cas de maltraitance ou de violence domestique, tout ça, c’est référé. Pour ça, c’est un franc succès, on a vraiment réussi à créer cette communauté, c’est quand même bien, parce que ce sont des gens qui sont là parfois depuis deux ans mais il y a aussi de nouveaux arrivants tous les mois comme je l’expliquais, donc c’est un bel objectif qui a été atteint et on travaille également pour la cohésion sociale entre jordaniens et syriens. Certains de nos programmes bénéficient également aux jordaniens qui avant la crise syrienne n’étaient quand même les habitants de la planète les plus riches non plus, ils ont également des gros besoins au niveau de leurs structures scolaires, médicales, au niveau des activités psycho-sociales pour enfants, etc Une de nos gros objectifs aujourd’hui, c’est de continuer à promouvoir le développement du village sur le long terme, on a des projets de réhabilitation d’écoles, d’assistances médicales, etc  et puis bien évidemment d’aller vers l’autonomisation progressive des réfugiés parce que nous on veut éviter à tout prix le scénario où, qui sait si cette association doit un jour se dissoudre et j’espère qu’elle se dissoudra, cela veut dire qu’il n’y a plus un besoin, il faut que ces réfugiés ne soient pas laissés comme çà du jour au lendemain.


Claire Cornic : sinon, si on crée trop de dépendance, après il y aura un souci au moment de la dissolution. Donc qui au départ participait à ce projet, au tout début, le noyau dur ?

Julie Delaire : on est une équipe de cinq fondateurs, on est aussi les responsables des programmes puisque c’est nous qui avons commencé et qui sommes les plus proches au niveau du terrain donc on est un joli groupe constitué de trois français, une américaine et un syrien et puis quelques bénévoles satellites au départ et aujourd’hui un plus grand réseau.

Claire Cornic : alors est-ce que vous pouvez nous parler de la gestion de projet au quotidien, c’est-à-dire comment vous gérez l’association quotidiennement, comment vous organisez vos journées, est-ce que vous faites des réunions avec les autres fondateurs de temps en temps, une fois par semaine, est-ce que vous faites des to-do-listes ? Est-ce que vous utilisez un logiciel de gestion, si oui, lequel ? De manière pragmatique, comment vous organisez-vous ?

Julie Delaire : Je vais juste revenir, pardon, à la question précédente, je voulais juste ajouter quelque chose. Donc, j’ai parlé des fondateurs qui participent à ce projet évidemment, des coordinateurs, des responsables et tout çà, mais on essaye de faire participer les réfugiés eux-mêmes puisqu’encore une fois, c’est dans notre esprit de promouvoir leur responsabilisation, leur autonomisation et dans qui participe à ce projet, on peut également inclure tous nos supporters, on bénéficie d’une jolie popularité et on bénéficie d’un grand soutien moral via notre réseau Facebook essentiellement et également un soutien extérieur grâce à nos donateurs, à nos bénévoles, etc …

Pour la question que vous venez de me poser, Dar Al Yasmin reste une association bénévole donc il est difficile d’en faire notre occupation à plein temps, on a tous des emplois à côté qui nous prennent la journée, donc généralement, on travaille là-dessus sous forme de réunion après nos heures de travail et pendant les week-ends, on se rend sur le terrain. Donc, au niveau organisation, il y a plusieurs socles, c’est-à-dire qu’il y a un socle de choses à faire régulièrement, comme les distributions de biens, un suivi de programme général, les levées de fonds, des opérations de communication, des rencontres de partenaires potentiels, … une partie de cela se fait sur le terrain évidemment et une partie en amont à Amman [capitale de la Jordanie]. Le travail terrain en lui-même est l’application de tout ce que nous arrivons à obtenir en amont. Le design des projets et des programmes se fait avant. Au niveau de la fréquence avec laquelle on se rend sur le terrain, on ne peut pas non plus s’y rendre tous les jours, mais je pense que ce serait profondément inutile, il ne faut pas non plus assaillir ces familles et cela dépend vraiment des projets que l’on a en cours. Aujourd’hui, on a un projet en partenariat avec le secours populaire 75 de la Fédération de Paris qui nous demande d’être un peu plus sur le terrain puisqu’il s’agit de réhabiliter une Ecole pour la rentrée scolaire qui se fait fin août. Et généralement, ramadan, c’est généralement une période un peu plus calme donc là, c’est pareil, on s’adapte en fonction de la situation locale tout simplement. Mais on insiste sur une visite terrain au moins une fois, généralement deux fois par semaine puisque cela permet de comprendre ce qui se passe sur le village et surtout de suivre l’évolution de certaines dynamiques qui par exemple ne nous seraient pas forcément rapportées si on n’était pas sur le terrain, donc cela peut être une famille qui a eu un accident, un cas médical, une tension particulière qui s’est développée, etc … et encore une fois, sur notre to-do-list, on est aussi sujets aux accidents, aux choses qui ne peuvent être planifiées à l’avance, des urgences, des nouvelles arrivées de familles, un problème avec la législation jordanienne au niveau des papiers des réfugiés, etc …

Claire Cornic : alors tous ces aléas font que la planification n’est pas évidente à suivre

Julie Delaire : voilà, il y a un socle de choses qui est facile à suivre, la mise en place de distributions, les levées de fonds, parce qu’il y a des dates limites tout simplement et puis le reste qui est vraiment lié au terrain, tout çà, c’est un petit peu plus aléatoire effectivement

Claire Cornic : depuis la mise en place du projet, est-ce que vous avez rencontré quelques obstacles, des difficultés particulières et comment vous les avez surmontés ? Vous m’aviez parlé tout à l’heure des cas particuliers que vous référiez à d’autres ONG qui étaient plus habilitées à les gérer, est-ce qu’il y a d’autres cas qui vous viennent à l’esprit ?

Julie Delaire : Je pense que le premier obstacle, c’est tout simplement la situation à laquelle on est confronté, la situation des réfugiés eux-mêmes, c’est une situation qui est très précaire, pas seulement au niveau matériel, ce sont des gens qui ont souvent été déplacés plusieurs fois, d’abord à l’intérieur de la Syrie, ensuite en dehors de la Syrie, et puis ils ont fini par arriver dans le village et ils s’y trouvent relativement bien, c’est une situation dramatique avec peu de perspectives, surtout en Jordanie puisque le Royaume, du fait de l’impact énorme au niveau humain, ne peut autoriser le travail pour les réfugiés syriens mais du coup cela a des conséquences assez terribles sur le  long terme, ce sont donc des familles qui deviennent des familles assistées sur le long terme avec très peu d’autonomie, etc. Donc le premier obstacle, c’est vraiment la situation des réfugiés eux-mêmes et cela reste difficile de construire des projets autour de çà, comprendre quel est le besoin immédiat. On travaille avec ça, c’est une association qui est ni seulement urgence ni seulement développement, on travaille avec les deux, il y a une dimension d’urgence avec les distributions avec les besoins primaires et à côté, on essaye de penser long terme. Ensuite, les obstacles lors de notre fondation, c’est aussi prendre la responsabilité de s’engager auprès de ces familles et ça, je pense que c’est pareil pour toute mon équipe, quand je dis on ne s’est peut-être pas rendu compte immédiatement mais on a fini par réaliser qu’on avait fini par créer une attente, un besoin au niveau de ces familles, de ce village et du coup, cela nécessite un haut niveau d’implication personnelle, que ce soit au niveau émotionnel, que ce soit au niveau emploi du temps ou même au niveau de l’exposition de nous-même, de notre exposition personnelle, on reste un point de contact avec les aléas que cela peut amener et enfin, un autre obstacle, c’est aussi le lieu de travail, l’environnement de travail, il faut quand même rester dans une grande transparence avec le gouvernement jordanien et c’est pas toujours facile, c’est vraiment un constant aller-retour entre choses négatives et choses positives, donc il faut savoir lire entre les lignes, il faut avoir le courage de persévérer avec cette bureaucratie, etc …

Un autre obstacle, ce n’est pas vraiment un obstacle, c’est plus un élément fondamental de la vie d’une association française à l’étranger qui travaille avec les syriens, c’est-à-dire qu’il faut aussi construire une équipe solide. On a le problème et l’avantage de se situer dans une zone avec une forte présence expatriée, cela sous-entend aussi des allers et venues, comme je l’évoquais précédemment, il faut vraiment un socle, un cœur administratif soudé et solide, ce n’est pas toujours facile, on a tous des vies bien remplies entre le boulot, la vie personnelle et puis l’association. Et puis l’autre difficulté, c’est de veiller à qui on implique par notre association, qui est-ce qu’on va amener sur le terrain avec nous, à qui on va faire confiance pour travailler avec nous. Depuis un an qu’on existe, je ne vais pas vous le cacher, on a vraiment des demandes de bénévolat qui sont très nombreuses et qui sont en constante augmentation mais il faut toujours se demander qu’est-ce qu’il y a au-delà de la bonne volonté, ça de la bonne volonté, on en a tous mais est-ce qu’il y a des qualités à reconnaître qui seront utiles sur le terrain, çà, c’est vraiment le plus difficile à évaluer car les gens n’aiment pas s’entendre dire qu’ils sont plus utiles à relayer notre action, à faire des levées de fonds depuis chez eux, c’est bien évident mais malheureusement, c’est quand même une grosse partie de notre travail et c’est ce qui nous permet ensuite d’être effectif sur le terrain donc il nous est vraiment aujourd’hui compliqué d’évaluer l’impact réel qu’une personne peut avoir sur le village avec nous et ensuite on rentre dans la question de vulnérabilité des familles, de leur position, de leur intimité, etc et le voyeurisme est malheureusement vite venu et si ce n’est pas le voyeurisme, c’est aussi des gens qui peuvent avoir des qualités médicales par exemple ont du mal à passer de spectateur à réel acteur sur le village.

Claire Cornic : c’est toujours le risque qu’on peut rencontrer sur ce type de projet… est-ce que vous auriez des conseils à donner à quelqu’un qui voudrait aussi se lancer sur un projet associatif humanitaire ?

Julie Delaire : Oui, alors mon premier conseil, c’est de bien connaître la situation de terrain, bien connaître la culture, bien connaître les gens à qui on va s’adresser, bien connaître le cadre législatif autour d’une action possible. On a souvent envie de monter un projet à l’avance, en se disant par exemple moi j’aimerais bien mettre en place une école je ne sais pas dans tel ou tel pays. Le problème des projets montés à l’avance et définis à l’avance, c’est qu’ils ne sont pas toujours adaptés à une situation de terrain justement, il faut donc vraiment veiller à ce que toute initiative soit en adéquation parfaite avec des besoins réels. Il faut également, un autre conseil, être prêt à s’engager émotionnellement, être prêt à s’engager moralement et çà, cela nous tombe dessus souvent plusieurs mois après le début des actions donc il faut savoir reconnaître certains signes et persévérer. Au niveau de la persévérance également, il faut être sûr des personnes avec qui on va s’engager, moi j’ai la chance formidable d’avoir vraiment une équipe de fondateurs très soudée, qui partage vraiment énormément de choses au-delà du travail donc cela marche, c’est important pour le bien-être du groupe et du coup pour la positivité que l’on va dégager et c’est également important pour la durée de vie de l’association, il faut être conscient de ce que cela signifie de s’investir dans l’Humanitaire et enfin il faut également accepter que dans l’Humanitaire, il n’y a pas que le glamour du travail humanitaire et il y aussi toute la bureaucratie qui est autour, et çà, parfois on a pas envie de le voir. Malheureusement et heureusement, c’est comme cela que çà fonctionne et il faut y être prêt.

Claire Cornic : la partie administrative ! Merci beaucoup Julie pour toutes ces réponses et pour tous ces éclaircissements et n’hésitez pas à visiter le site de l’association dont je vous ai mis le lien [ cliquez ici ] et à laisser un commentaire sur le blog gestion de projet [sous cette interview].

Interview réalisée par Claire Cornic

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